L'Agence nationale de l'habitat a bouclé son budget 2026 : 4,6 milliards d'euros au total, 4,4 milliards pour les particuliers. La rénovation énergétique touche 3,4 milliards, soit 555 millions de moins qu'en 2025. La coupe passera par l'enveloppe CEE annoncée fin octobre, qui devrait gonfler les finances d'un milliard. Thierry Repentin, président de l'Anah, parle d'un "budget de continuité et de responsabilité pour sortir durablement du stop-and-go".
L'agence vise au moins 120 000 rénovations d'ampleur réparties entre maisons individuelles (52 000) et copropriétés (68 000), plus 150 000 rénovations par geste avec accent sur la décarbonation des chauffages selon la SNBC 3. Problème : 83 000 dossiers de 2025 attendent encore leur instruction et viendront grignoter l'objectif 2026. Au total, 350 000 logements peuvent toucher une aide, avec 85% des crédits distribués localement. MaPrimeAdapt' monte en puissance à 41 000 logements adaptés à la perte d'autonomie.
L'expérimentation des petites copropriétés se prolonge pour débloquer les centres anciens, la prime sortie de vacances s'étend aux zones rurales. Côté fraude, l'Anah muscle son arsenal : encadrement renforcé des mandataires financiers, contrôles à distance modernisés, commission unique de sanctions.
Maxime Ledez (I4CE) reste sceptique. Le PLF 2026 prévoit 1,5 milliard de crédits versés à l'Anah contre 2 milliards en 2025. "Deux milliards n'ont pas suffi cette année à satisfaire toutes les demandes. Un milliard et demi ne suffira probablement pas davantage l'an prochain." Jacques Baudrier, adjoint parisien au logement, appelle carrément à doubler le budget.
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